L’Espéranto du vivant

Une intuition m’est venue. Ce genre de propos que je vais évoquer, tenu autour d’une table me classerait au mieux dans la catégorie des doux poètes, ou au pire dans celle des gentils aliénés. Alors avant que l’on ne m’affuble de cette chemise fort désagréable dont les manches s’attachent dans le dos je vais vous livrer cette idée aussi sotte que grenue. Si jamais des messieurs en blouse blanche venaient sonner à ma porte, je prétexterais le confinement.

Il y a quelques temps la science nous affirmait que les arbres communiquaient entre eux grâce à un système fort élaboré incluant l’arbre dans sa totalité. Nous apprenons donc, ce que d’autres savaient depuis des temps immémoriaux, que le vivant communique. L’arbre d’ailleurs dans de nombreuses sociétés dites primitives ou premières, est d’ailleurs souvent sacré, comme par exemple le Ficus Religiosa, l’arbre du bouddha, ou le banian.

L’idée qui m’est venue est la suivante. Chaque espèce communique entre ses individus selon une langue qui lui est propre, mais n’y aurait il pas une sorte d’Espéranto du vivant ? Cette langue connue des animistes, pratiquée par les chamans, est maintenue identifiée par les scientifiques, du moins partiellement. Alors ne pouvons nous rêver qu’enfin nous comprenions que nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, connectée à notre environnement, et qu’il nous faut apprendre le langage de la nature. En ce moment d’ailleurs, dans ces temps de maladie, je crois qu’elle nous parle d’une façon très claire. Alors prenons le temps de l’écouter et réapprenons à vivre ensemble.

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